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Moufida Gha

« Nous avons tous arrêté l’école très tôt. Nous voulions faire des projets mais toutes les portes étaient fermées. En fait, sans aucune qualification et vivant dans une région très peu développée économiquement, cela était très difficile pour nous. En plus, n’étant motivés que par l’idée d’obtenir un salaire, nous n’avions que très peu d’ambition à devenir créateur de projet. Nous avons été formés à la fabrication du fromage blanc, de la mozzarella, du petit suisse, du yaourt et de la ricotta. Nous avons introduit une plante typique de la région « l’armoise » pour faire du fromage à l’armoise champêtre. Cette plante, pourtant très utilisée dans nos plats traditionnels, commençait à disparaitre. Ce projet a connu trois étapes pour …

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Souad Jebali

« Tout a commencé avec les réunions organisées avec l’Office de l’Elevage et des Pâturages. A l’époque nous élevions des poules, nous travaillions de manière traditionnelle, nous souffrions du manque des moyens de transport et nous allions jusqu’au Kef pour vendre nos œufs à moins d’un dinar. Aujourd’hui, les choses ont changé. Alors qu’autrefois je laissais les œufs invendus pour ma propre consommation, désormais je peux les vendre au même prix (un dinar) sans me déplacer. Les clients viennent eux-mêmes du Kef et de Jendouba. Autrefois, pour vendre notre lait, nous faisions un long trajet. Nous empruntions un chemin dangereux car nous n’avions pas de route accédant à notre village. Quand il pleuvait, nous étions bloqués et nous ne pouvions …

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Ammar Khedhr

« Nous travaillons cette terre depuis des années. Nous avons l’équipement nécessaire, nous labourons la terre et en plus, l’état a assuré l’installation de canaux et de puits. Pourtant, sans connaitre la raison, la récolte de ces cinq dernières années est restée insuffisante. Nous travaillons la terre de manière traditionnelle. Les autorités régionales nous ont alors apporté leur aide avec l’installation de canaux et de puits. Nous savions qu’il y avait de l’eau sous terre et malgré tous les efforts déployés, nous n’avancions pas. Puis, grâce au BIT, nous avons suivi plusieurs sessions de formations assurées par des ingénieurs et des spécialistes en agriculture au Sahel et au Nord de Gafsa. Certaines sessions ont parfois duré 45 jours. Ces formations …

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Salah Saidi

« Ce projet a été financé par l’Union Européenne. Après la révolution, les autorités à Sidi Bouzid se sont rendues compte combien la situation était difficile et les conditions déplorables pour les agriculteurs, les commerçants et les vendeurs ambulants. C’est alors que le BIT a décidé de construire des boutiques et d’aménager un espace où organiser un marché afin que la situation des commerçants s’améliore. Quand j’étais jeune, j’ai travaillé dans ce marché pour me faire de l’argent de poche. Plus tard, lorsque je suis devenu architecte et qu’on m’a proposé de travailler avec le BIT pour piloter le projet, j’ai essayé d’être à l’écoute et de m’impliquer en allant à la rencontre des vendeurs pour améliorer leurs conditions. »