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LA TUNISIE

La Tunisie est un pays d’Afrique du Nord situé sur la côte méditerranéenne et en bordure du désert du Sahara. Le musée national du Bardo à Tunis, la capitale, expose des pièces archéologiques allant des mosaïques romaines à l’art islamique. Le quartier de la Médina, avec son souk animé, encercle l’imposante mosquée Zitouna. À l’est, sur le site de l’ancienne cité de Carthage, se trouvent les thermes d’Antonin et d’autres ruines, et le musée national de Carthage et ses nombreux objets.


Heure locale

GMT+1


Superficie

La superficie de la Tunisie est de 163 610 km².


Population

La Tunisie compte 11,67 millions d’habitants.

Korbous

Korbous est une station thermale tunisienne située dans la région du cap Bon. Rattachée au gouvernorat de Nabeul, la municipalité est créée par un décret du 20 mai 1982, le périmètre municipal s’étendant sur une superficie de 5 000 hectares. Situé à 60 km de Tunis et de Hammamet, Korbous compte 3500 habitants.
C’est un charmant village au bord de la mer, perché sur une colline, dans la région du Cap Bon, connu depuis l’antiquité comme une station thermale de grande qualité. Ses sources d’eau chaudes sont bénéfiques pour soigner, on en compte sept sources naturelles au milieu des forêts et des montagnes, face à la mer, sont les plus réputées de la Tunisie. La route qui mène à Korbous longe la côte escarpée qui offre un paysage magnifique.
Korbous blottit ses maisons blanches le long d’une unique rue, au fond d’un vallon ouvert sur la mer, longé d’une corniche longue de 8 km permettant de contempler le golfe de Tunis. Elle constitue l’un des tableaux les plus attachant du Cap Bon.

Chemtou

Chemtou est un site archéologique antique du Nord-ouest de la Tunisie anciennement rattaché à la province d’Afrique proconsulaire. Il est localisé à une vingtaine de kilomètres de la ville actuelle de Jendouba, à proximité de la frontière tuniso-algérienne. A peine, 16 kilomètres séparent Chemtou de Bulla Regia. Cette ville se trouve au carrefour de deux importantes routes : celle qui relie Carthage à Annaba et celle qui relie Tabarka à Kef. Le site de Chemtou est fouillé de façon incomplète. Il est très vaste de plus de 80 hectares avec des vestiges qui s’étendent sur une période de 1500 ans.
Depuis la fin des années 1960, une vaste campagne de fouilles et de travaux d’aménagement dans le cadre de la coopération tuniso-allemande a permis de mettre au jour la cité numide ainsi qu’une voie spéciale permettant d’acheminer le marbre vers la mer Méditerranée. Ces fouilles ont éclairé d’un jour nouveau la civilisation numide à la faveur de découvertes faites in situ. Ce qui montre un degré élevé de progrès matériel et intellectuel, de raffinement et d’élévation spirituelle. Bourgade numide fondée au IVe-Ve siècle avant J.C, Chemtou se romanise avant de s’éteindre vers l’IXe-Xe siècle. Monopole impérial à l’époque romaine, elle est connue pour l’extraction du marbre et tire sa richesse de la grande fertilité agricole de la vallée de la Medjerda. Une importante extraction de marbre a permis de dégager plusieurs ressources telles que : du marbre noir, du calcaire vert et du grès jaune. L’antiquité de Chemtou était marquée par ses carrières de marbre jaune et rose : Il s’agit de l’un des marbres les plus précieux de l’Empire romain.

Bulla Regia

Bulla Regia , anciennement appelé Hammam-Derradji, est située au Nord-ouest de la Tunisie en lisière de la grande traversée par la Medjerda. C’est un site archéologique très impressionnant vu ses particularités architecturales et sa valeur historique importante. En effet, Bulla Regia a passé par plusieurs civilisations, depuis le IVème siècle avant J-C jusqu’à la conquête musulmane du VIIème siècle après J-C, en passant par les périodes numide, berbère, punique et romaine. Au deuxième siècle avant J-C, ce site fût un temps la capitale d’une principauté numide issue du démembrement du royaume de Massinissa, alliée de Rome contre Carthage, avant de passer progressivement sous contrôle de l’empire romain : c’est le début d’une période prospère, jusqu’au VIe siècle environ, époque où la région est passée sous influence byzantine.
La plupart des découvertes qui y ont été faites permettent de remonter à la domination romaine dans ce pays dans l’antiquité. La fondation de Bulla Regia remonte bien plus haut que cette époque, comme en témoignent les mégalithes et dolmens épars sur le site. De même, de maigres vestiges d’époque punique attestent de l’influence de la métropole carthaginoise sur le mode de vie d’une population majoritairement numide. Mais c’est l’occupation romaine qui nous a légué l’essentiel des vestiges qui, aujourd’hui, s’étendent sur plusieurs dizaines d’hectares. Le reste des vestiges d’influence romaine est ce qui est le plus visible sur ce site, surtout entre les IIe et IVe siècles, d’où les vestiges de la « Maison de la chasse » et de la « Maison d’Amphitrite », des exemples typiques de la richesse architecturale de ces demeures.

Dougga

Dougga ou Thuga du temps des Romains, est certainement le site archéologique le plus prestigieux de Tunisie. C’est un site archéologique situé dans la délégation de Téboursouk au Nord-Ouest de la Tunisie.
En raison de la particularité de ses composantes architecturales, idéologiques et artistiques, ce site archéologique a été inscrit, le 6 Décembre 1997, sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ses monuments uniques en leur genre, témoignent de l’heureuse synthèse de différentes cultures. Dougga présente le berceau de nombreuses civilisations de l’époque des numides, des romains et des byzantins jusqu’à arriver à celle des conquêtes arabo-musulmanes.
Le site archéologique de Dougga est représentatif d’une cité africaine qui a vécu sous les rois numides et a continué à prospérer pendant les premiers siècles de l’Empire romain.
Plusieurs facteurs ont contribué à lui conférer une place primordiale à part dans le panorama archéologique tunisien tels que : son emplacement stratégique sur un éperon dominant la riche vallée de la Medjerda, l’étendue du site qui s’étale sur plusieurs dizaines d’hectares et qui couvre plusieurs ères historiques, l’écrin de végétation qui l’entoure et, bien étendu, ainsi que l’excellent état de conservation de la plupart des monuments qui le composent.
Dougga a conservé, dans son intégralité, les vestiges d’une cité antique avec toutes ses composantes. Un chercheur a mentionné que cette cité conserve toujours l’ensemble de ses caractéristiques architecturales et historiques, ce qui constitue un aspect unique par rapport aux autres sites archéologiques en Tunisie. Elle offre le meilleur exemple d’une fondation autochtone et de son développement à l’époque romaine. D’après ce chercheur, le monument qui garde une grande importance sur le site de Dougga est, incontestablement, la tombe d’Atban, l’un des rois de Numidie, érigé dans la période numide. Composé de 30 tombeaux, le mausolée d’Atban est de 21 mètres de hauteur sur 3 étages et datant de 1500 avant JC.

L’entrée des romains n’a pas empêché la ville de garder son cachet architectural punique, ce qui remet en question les thèses sur une éventuelle transformation de Dougga en une cité purement romaine. L’amélioration de l’architecture de la place publique de la ville a été faite par les Romains. Ils ont attribué à cette place publique l’appellation “forum” qui était un lieu de rencontres pour les commerçants et les religieux et qui avait aussi une vocation commerciale, culturelle et politique.

Testour

Testour est une petite ville qui se trouve sur la rive droite de la Medjerda. Elle occupe un terrain en pente douce, peu élevé. Les parties les plus basses de la ville sont à 70 mètres et celles les plus hautes sont à 107 mètres (par rapport au niveau de la mer). Testour est bordée de monticules d’environ 400 mètres de hauteur. Les monts AlHindî, Al-Luhûd, Sanâ al-Jamal et Tallat Mabrûka dominent la rive gauche, alors que les monts Jarwîl, Shablî et Kharrûba dominent la rive opposée.
Le site de Testour était occupé par les berbères qui ont construit un village agricole nommé Tichilla. Le fait qu’elle soit située sur la route Carthage-Thevest, ce village s’est développé sous le règne des phéniciens et plus tard avec les romains après la défaite de Jughurta, le chef des berbères. Grâce aux multiples villages, fermes tours et ponts environnants, Tichilla a vécu un développement considérable tant agricole qu’urbain. Sous le règne de l’empereur Probus, au début de l’an 2 A.J, Testour fût une ville prospère avant sa destruction par les vandales et par l’abondance des guerres entre byzantins et berbères. Les zirides et les aghlabites avaient en vain essayé de la reconstruire car les conflits entre les tribus berbères et les hilaliens l’ont beaucoup affecté.
La ville de Testour fût fondée au début du XVIIème siècle par les morisques, des réfugiés andalous fuyant l’Espagne.

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